Regarder vers le haut.

 In accompagner la vie, pandémie

Je rentre d’une semaine dans un chalet éloigné de tout, au bord d’un lac et dans la forêt québécoise.

Du temps, du silence. Des marches, des arbres, des nuages, de la neige, du soleil, des films et beaucoup de joie.

Une fenêtre dans un monde agité et divisé.

Les nouvelles nous arrivaient, filtrées par la distance. Dans cet espace où le temps s’est ralenti et où j’étais en contact intime avec la nature, je prenais la mesure des différents angles de mon regard : ce qui se passe à l’extérieur, selon où je me trouve et selon où je regarde est interprété différemment.

Le confinement a été annoncé alors que nous étions déjà «isolés». Pas de contacts car pas d’humains dans ce coin. De longues marches sans rencontrer personne.

L’isolement n’était pas un choix mais nous nous sommes retrouvés dans cette situation.

Tout cela m’a doucement fait sourire. Car l’annonce du re-re-confinement m’a affectée.

Je me souhaite de regarder vers le haut et au loin plus souvent.

Parce que malgré la pandémie et les contraintes, il y a quelque chose d’infini qui perdure, qui respire, qui traverse ce moment. Parce -que si je porte mon regard plus loin, je reste en contact avec ce quelque chose qui me nourrit et éclaire  tout ce qui conditionne mon quotidien actuellement.

Les nouvelles sont difficiles, la projection dans le futur est incertaine. Et ça me rend triste par moments, impuissante.

Cette semaine sans rien autour m’a ramenée à quelque chose d’essentiel et à une grande bienveillance pour nous tous, pour oser regarder ensemble un peu plus haut sans avoir peur de ce que nous vivons ni de ce que nous allons découvrir.

Dans ce contexte, je vous serre sur mon cœur pour vous souhaiter une année 2022 riche d’essentiel et de simplicité.

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